Peintures

Inauguration Festival Flocon d’Art 5ème édition

Vernissage Fd'A 2018

Inauguration Festival Flocon d’Art 5ème édition

Dimanche 4 mars à 18h – Lanslebourg

Vernissage exposition Patrimoine et empreinte du temps

en présence des artistes

Robin Suiffet & Alexis Gnilka

concert

 

Venez fêter l’inauguration du festival qui fait boule de neige

Inauguration – vernissage – concert

Un radeau va atterrir pour l’occasion au milieu de la salle des fêtes de Lanslebourg. Sur fond de jazz, vous allez être témoins de l’existence d’étranges artefacts réunis avec soin par Robin Suiffet & Alexis Gnilka. Le corpus s’intéresse au patrimoine de Haute-Maurienne, et tente de vous rendre témoin oculaire du passage du temps.

 

À propos du festival Flocon d’art

Le Flocon d’art est un festival pluridisciplinaire qui mêle théâtre, marionnettes, musique, expositions, ludothèque et concerts. Créé en 2013 à l’initiative de la compagnie Vieil’art et de la commune de Val Cenis, la 5ème édition du festival se déroulera du 4 au 8 mars. La vocation du festival est de promouvoir des compagnies et artistes émergents de la région Auvergne Rhône-Alpes et de proposer à tous un travail artistique original à un prix abordable.
 

À propos de l’exposition

Carte blanche à Robin Suiffet cette année, qui s’associe au talentueux Alexis Gnilka pour présenter un corpus d’œuvres hétéroclites rassemblées autour d’une réflexion archéologique. L’art matérialise le temps en le figeant dans un cadre. Les souvenirs, les mythes, les expériences, tout ça est gelé, préservé derrière une vitre et encadré pour servir ensuite de témoignage. Mais le temps a raison de tout, et à moins de se consacrer à la préservation de notre patrimoine, tout finit par céder au dégel. Le patrimoine est fragile comme un bloc de glace au mois de mars.

 

À propos de Robin Suiffet

www.robinsuiffet.com

Robin Suiffet a passé la première partie de sa vie au pied des montagnes, sous la frontière italienne du Mont-Cenis. La présence active des massifs montagneux, l’alpinisme et ses victimes, les vastes domaines forestiers constituent un ferment propice au développement d’une ferme définition de la notion philosophique du Sublime, sensation d’écrasement et d’humilité face à une nature majestueuse et qui force l’admiration. Il poursuit l’étude de cette notion à travers une pratique contemporaine de l’art en perpétuelle remise en question. Il expose aujourd’hui entre Lyon, Grenoble et la Maurienne.

 

À propos d’Alexis Gnilka

Après un diplôme en arts plastiques à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, Alexis Gnilka poursuit ses recherches sur le classicisme français. Il s’intéresse à la notion de facture et se lance dans l’apprentissage de l’ébénisterie et la découverte des « ornemanistes », de Louis XIV à Charles X. Pendant quatre ans, il a travaillé aux côtés de l’antiquaire Jean Gismondi où il a pu explorer des procédés ancestraux. Pour lui la technique sert son propos intimiste. Dans l’élaboration d’une mythologie personnelle, il travaille aussi bien la peinture, le dessin, l’installation, la photo que le Ready Made.

 

Informations pratiques

Inauguration Festival : Dimanche 4 mars à 18 h
Permanence : du 4 au 8 Mars 10h30-18h

Salle des fêtes de Lanslebourg

73480 Lanslebourg

 

 

 

 

 

 

Maison Hantée

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Rétrospective

Maison Hantée

Expo collective

31-10-2016

Taverne Guttenberg

Antonin Boyrhev – Dounia Jauneaud – Henri Lamy – Malou Redares – Pauline Repussard – Stephanie Argentier – Laura Automne – Dubol – Florian Eymann – Mauvaise Foi – Kazy – Abdul Khadre Seck – Gilbert Mazout – Madame Moustache – Carlos Olmo – Justin Person – David Proux – Baptiste Riera – Mr Sphinx – Robin Suiffet

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Paroles en friche

Exposition collective

05/10/2016

Taverne Guttenberg, 3 rue de l’Épée, Lyon 07

Contribution de Robin Suiffet proxemie
Proxémie du mot « friche »

(Projet Prox, collaboration du laboratoire CLLE/ERSS et Kodex⋅Lab)

 La friche : ce qui est inexploité, à l’abandon, en état d’inculture. Buissonnement indistinct. Négligement. Processus de retour à l’état de nature. Des orchidées sur tuteur Grammatophyllum speciosum (plus grande orchidée connue au monde) font place à d’autres fleurs, plus ou moins belles, mais plus naturelles. Certaines sont blanches, encore que : d’une teinte moins pure, leurs reflets dépendent de la lumière du soleil. Couleur crème ? Albâtre ? Blanc de lait ? Blanc neige ? Blanc de saturne ?

Quand l’agriculteur (ou l’académicien) s’absente, on viendra à s’intéresser au foisonnement naturel des végétaux (et des mots). La nature (ou la parole) en friche donne lieu à tout et à rien. En tous cas en dehors des sentiers battus : en dehors des tuteurs et des rangs d’oignons. Les friches industrielles voient l’arrivée d’une nouvelle végétation. L’herbe s’installe progressivement, et les arbres font éclater le béton. Des vers naïfs décousus naissent dans des cahiers de brouillons pendant la récréation.

Que retenir de ce qui pousse de façon sauvage ? Y poussent des fleurs, des plantes médicinales et comestibles, mais aussi des plantes invasives et vénéneuses. Des louanges, des poèmes, mais aussi des pamphlets et des mensonges. Plus intéressant : la question « que retenir » pose une deuxième question, plus essentielle, celle de l’humain parmi ce foisonnement. L’Homme est-il maître et possesseur de la nature et des concepts, ou en est-il partie intégrante ?

Le monde et les concepts appartiennent au dialecticien. Hegel englobe le monde en le subdivisant dans ses tripartitions. Comme le paysagiste de Versailles maîtrise les buissons en leur donnant la forme de concepts : des triangles, des parallélépipèdes. Pourtant l’humain et le buisson sont faits de la même pâte naturelle, issus de la même friche. L’existence humaine n’est qu’une contingence, fruit d’une évolution hasardeuse. Mais L’Homme a la chance de ne pas être qu’un buisson. Sans tomber dans l’écueil de l’expression « maître et possesseur » des plantes et des animaux donnée par Dieu lui-même au moment où il a crée l’Homme, ce dernier a néanmoins la chance et la caractéristique d’être conscient, et de se poser la question essentielle : qui suis-je, et comment placer l’Homme dans le monde. L’homme n’est pas un buisson, c’est un « roseau pensant » comme dirait Pascal.

Adopter un regard global sur la nature en friche.

Contempler le cosmos dans son entier

et constater la place absurde et minuscule de l’Homme dans ce système naturel.

Regarder dans le prolongement de ce terrain en friche en direction de la montagne,

et mesurer son corps frêle face à elle.

Regarder également la profondeur des concepts :

lege, lege, relege, ora, labora et invenies (lis, lis, relis, écoute, travaille et découvre).

Se mesurer à la montagne comme on affronte son esprit à une encyclopédie. Contempler un orage comme on lit du Victor Hugo.

Aller jusqu’au bout de la parole dans la descente du Maëlstrom d’Edgar Poe

Avoir le vertige devant un abîme ou en passant les portes de l’enfer

avec Dante et Virgile.

La parole inspirée permet de percer les « portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible ». Des portes accessibles au regard, à qui ose se mettre à l’échelle du cosmos. Qui ose regarder dans la vastitude des choses aura les yeux dessillés.

R.S

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Contribution d’Antonin Boyrhev

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Rencontre à l’atelier, 13/12/15 18h

expo 13bis rue de la vieille

 

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-Vernissage fait maison, 100% Bio, art local à circuit court

-des monstres sacrés

-des monstres tout court, mais moins qu’avant

-du collyre

-des signes hermétiques

-de l’autocensure

-des planches du Gray’s Anatomy

-de la bonne musique et un vidéoprojecteur

-du De Nerval

-un nœud de pêche

-du Céline

-des planches et des ciseaux à bois

-une petite visite de Rascar Capac en lévitation

-une sorcière, elle aussi en lévitation

-la chouette, mais elle, elle a pas besoin de léviter

-de l’encre

-beaucoup de peinture à l’huile

-des requiem (je suis pas sûr que ça se dise comme ça)

-un embrayage de tracteur

-aussi des petits gâteaux fait maison

-un Melting pot rue de la vieille

 

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