Fossiles vivants

Cette série traite de la menace exercée sur la nature dans son ensemble ; elle adopte un regard surplombant pour encourager une vue d’ensemble sur le phénomène systémique de l’anthropocène. La tâche est ardue pour le scientifique isolé, mais l’art permet d’envisager cette vision surplombante ; particulièrement lorsque cet art est dédié, comme tous les travaux représentés sur ce site, à l’étude de l’immensité, et à la crainte mêlée d’admiration qu’elle suscite à l’observateur.

Cette série de gravures naturalistes n’a pas de vocation scientifique, mais elle en tire un aspect formel. La gravure naturaliste s’éloigne de l’individu et considère l’espèce, traduisant ainsi le caractère englobant de cette recherche. Mais la gravure permettant le multiple, elle permet aussi grâce à la série de saisir la singularité, notamment lorsque les tirages sont très différents. Les tirages permettent ainsi non pas de représenter les individus, dans la mesure où la gravure reste identique ; en revanche, ils permettent d’obtenir une certaine cinétique quand les tirages sont contigus. Cette cinétique permet de rendre compte de la disparition progressive dont traite cette série : du néant primordial vers la croissance, la maturité, le déclin, et le néant final.

La nature se divisant en trois règnes (végétal, animal, minéral), tous les trois sont abordés ici. Situé dans un contexte savoyard, voire haut-mauriennais, cette étude est très localisée. Elle traite ainsi des espèces locales menacées, tant sur le plan animal que végétal. Mais le minéral est lui-aussi menacé, avec des glaciers qui semblent s’approcher un peu plus chaque année du néant.

Newsletter

De (rares) infos des galeries sous la montagne

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.